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Les critiques de cinéma & La Dame de Fer

Pour une fois, je me suis mise à lire les critiques après avoir vu le film; et les bras m’en sont tombés…

Car non les critiques ne critiquent pas le film, ni même l’axe choisit pour parler de Margaret Thatcher, mais ont bien du mal à comprendre ce film qui se focalise su la Femme plutôt que sur la politique Anglaise !

L’angle choisit par la réalisatrice est la vie d’une femme de pouvoir… en s’appuyant sur ce qu’elle est aujourd’hui une femme âgée comme les autres ; dont l’esprit s’évade et parfois la rappelle vers le passé.

Mais voilà les critiques, qui à mon humble avis sont des réalisateurs avortés pour la plupart, se contente de critiquer justement le sujet même de l’œuvre qui ne plaît pas à ces messieurs (80% des critiques sont des hommes) ; à croire qu’il y a une part de misogynie dans cet ensemble de critiques… ou bien juste la peur de voir dans un effroyable personnage historique la part des sentiments.

Thomas Sotinel déclare dans Le Monde que le film ne dit pas clairement pourquoi Margaret Thatcher choisit la voix de la politique plutôt qu’un travail avec son diplôme de chimiste ? Il me semble que notre critique a dû s’endormir un long moment ; puisque l’on voit à maintes reprises l’admiration que Margaret Thatcher vouait à son père très engagé politiquement… En gros elle a suivi les traces de son père… Mais cela a l’air de dépasser notre critique.

Par ailleurs, il reproche au film de ne pas s’attarder sur les grands conflits Anglais… Et là notre critique est hors sujet ; car le réel sujet du film est la femme ; bien plus que le colosse politique qu’elle était. Enfin, c’est à Meryl Streep qu’il reproche de concentrer son énergie sur le processus de vieillissement… Mais Meryl Streep pour rappel n’est en rien la réalisatrice du film et a été dirigée par un Phyllida Lloyd à qui revient ce choix de mise en scène.

En gros cette critique ne parle pas du film ; mais de ce que le critique aurait eu envie de voir sur la politique de Margaret Thatcher. Dommage.

La critique de Yann Tobin sur Positif enchaîne sur le fait que le film a un « niveau zéro sur le baromètre de l’intérêt historique et politique » ; et là je ne suis pas tout à fait d’accord ; même si notre génération (les plus de 38 ans) ont vécu en temps réel le règne de la Baronne Thatcher… Les plus jeunes générations ne l’étudie même pas en cours d’histoire ; et à ce niveau là – pour avoir été accompagnée d’un jeune de 17 ans lorsque j’ai vu La Dame de Fer-  je suis d’un désaccord profond ; car lui du haut de ses 17 ans ne savait même pas qu’il y avait eu des émeutes si violentes en Angleterre pendant cette période… Donc voilà encore une critique très subjective qui ne sait pas faire preuve d’une once d’empathie…

Pascal Mérigeau du Nouvel Obs déclare quant à lui « La Dame de Fer livre une évocation qui n’est que sentimentale et dont les idées sont furieusement absentes. » ; nous voilà donc au cœur du problème qui divise les critiques sur ce film : les sentiments ! Ce qui dérange tant ces critiques c’est bien le fait que la dame de fer soit montrée sous cet angle-là… Quant à dire que cela va réhabiliter Margaret Thatcher ; là messieurs il faudrait quand même que vous visualisiez le film une seconde fois, et que vous vous ouvriez justement aux sentiments ; car elle apparaît bien tyrannique, parfois plus froide que de la glace,…

À Louis Guichard de Télérama, j’ai envie de répondre à cette question issue de sa critique : « Quel intérêt de raconter sous l’angle de l’attendrissement la trajectoire d’une femme politique implacable, pionnière en Europe d’un libéralisme humain ? » L’intérêt est grand, Monsieur Guichard, de montrer aujourd’hui que les monstres politiques sont des êtres humains comme les autres. L’être politique n’est pas un être supérieur ; c’est aussi une leçon d’humilité que nous donne ce portrait de femme. Humilité qui semble furieusement manquer à nos critiques de cinéma !

Pour ma part je conseillerais aux parents d’emmener leurs enfants… Car en toute sincérité les livres d’histoire qui sont étudiés en cours sont encore plus pauvres sur cette période que ne l’est le film lui-même.

 

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  1. 23 février 2012 à 12:30

    Merci pour cet article, finalement j’avais envie d’y aller, j’ai enteu les critiques et je n’y suis pas allé. comme quoi.. Hé bien tu me rassures, j’y vais.

    Bises

    J'aime

    • STP
      23 février 2012 à 12:41

      A l’heure où tout est exubérance et scandale; je trouve justement que de jouer sur la délicatesse du jeu de Meryl Streep et sur le côté sentimentale était un axe très intéressant pour ce sujet… De plus nous en sommes en overdose de politique; et c’est ce qui m’avait retenue d’aller voir le film au départ… je l’ai trouvé tout en finesse 😉
      Bises

      J'aime

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