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Les cocottes de Constant… Une première expérience gustative inégale.

C’est par pur hasard après une petite séance de cinéma à la célèbre Pagode ; que nous nous sommes retrouvés aux cocottes du chef Christian Constant. Le concept comptoir très sympa, et sans réservation possible, ne vous fait attendre que très peu de temps. Hé oui l’astuce des comptoirs c’est aussi de faire tourner les clients un peu plus vite 😉

Ambiance plutôt agréable, peu bruyante, on voit en attendant passer quelques cocottes Staub et verrines qui présagent du meilleur et commencent par vous agiter les papilles…

Mais voilà quand même, et en dépit des tarifs très honorables il y a de l’inégalité dans ces cocottes…

Après avoir dégusté une succulente terrine en entrée ; légère goûteuse et absolument pas grasse… Je me suis penchée sur deux cocottes ; la première étant les pommes de terre farcies aux pieds de porc… L’idée est excellente, mais l’assaisonnement extrêmement salé a quelque peu gâché mon plaisir ; car même si, au détour d’une bouchée, on pouvait avoir le parfum de quelques herbes fraîches, celui-ci était vite caché par le piquant du sel sur la langue… Le cuisiner devait être très amoureux ce jour-là !

Pour la deuxième cocotte, je me suis penché sur le paleron de boeuf et macaronis à la sauce au vin… Les macaronis et la sauce un vrai délice d’antan ; une sauce goûteuse, pas trop épaisse et qui laisse en bouche une agréable douceur… En revanche le paleron, (et je me demande encore comment il a pu être cuit), peu savoureux, très sec, avec aucun assaisonnement ou parfum de prononcé ;… une vague impression de viande bouillie m’a quelque peu désarçonnée… Bien sûr, j’ai trempouillé mon paleron dans cette exquise sauce au vin… Et même si le mélange sauve le plat, on garde une petite déception côté viande après dégustation.

Comme on le dit l’appétit vient en mangeant, j’ai donc enchaîné avec un fromage basque à tomber par terre suivi de la fabuleuse tarte au chocolat qui porte bien son nom  je l’avoue ; même si dans un prochain article je vous donnerais l’adresse de la meilleure tarte au chocolat de Paris…

En bref, l’expérience a été mitigée ; les points positifs restant les entrées et desserts et des petits vins à des tarifs très corrects. Dire que je n’y retournerais pas serait mentir… Car j’ai vu passer devant mes yeux quelques verrines, et autres mets qui ne demandent qu’a être goûtés… se faire une idée définitive sur une seule visite serait un parjure… Sur ce je vous promets de revenir sur ce lieu plus tard et d’affiner cette petite critique…

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Les critiques de cinéma & La Dame de Fer

Pour une fois, je me suis mise à lire les critiques après avoir vu le film; et les bras m’en sont tombés…

Car non les critiques ne critiquent pas le film, ni même l’axe choisit pour parler de Margaret Thatcher, mais ont bien du mal à comprendre ce film qui se focalise su la Femme plutôt que sur la politique Anglaise !

L’angle choisit par la réalisatrice est la vie d’une femme de pouvoir… en s’appuyant sur ce qu’elle est aujourd’hui une femme âgée comme les autres ; dont l’esprit s’évade et parfois la rappelle vers le passé.

Mais voilà les critiques, qui à mon humble avis sont des réalisateurs avortés pour la plupart, se contente de critiquer justement le sujet même de l’œuvre qui ne plaît pas à ces messieurs (80% des critiques sont des hommes) ; à croire qu’il y a une part de misogynie dans cet ensemble de critiques… ou bien juste la peur de voir dans un effroyable personnage historique la part des sentiments.

Thomas Sotinel déclare dans Le Monde que le film ne dit pas clairement pourquoi Margaret Thatcher choisit la voix de la politique plutôt qu’un travail avec son diplôme de chimiste ? Il me semble que notre critique a dû s’endormir un long moment ; puisque l’on voit à maintes reprises l’admiration que Margaret Thatcher vouait à son père très engagé politiquement… En gros elle a suivi les traces de son père… Mais cela a l’air de dépasser notre critique.

Par ailleurs, il reproche au film de ne pas s’attarder sur les grands conflits Anglais… Et là notre critique est hors sujet ; car le réel sujet du film est la femme ; bien plus que le colosse politique qu’elle était. Enfin, c’est à Meryl Streep qu’il reproche de concentrer son énergie sur le processus de vieillissement… Mais Meryl Streep pour rappel n’est en rien la réalisatrice du film et a été dirigée par un Phyllida Lloyd à qui revient ce choix de mise en scène.

En gros cette critique ne parle pas du film ; mais de ce que le critique aurait eu envie de voir sur la politique de Margaret Thatcher. Dommage.

La critique de Yann Tobin sur Positif enchaîne sur le fait que le film a un « niveau zéro sur le baromètre de l’intérêt historique et politique » ; et là je ne suis pas tout à fait d’accord ; même si notre génération (les plus de 38 ans) ont vécu en temps réel le règne de la Baronne Thatcher… Les plus jeunes générations ne l’étudie même pas en cours d’histoire ; et à ce niveau là – pour avoir été accompagnée d’un jeune de 17 ans lorsque j’ai vu La Dame de Fer-  je suis d’un désaccord profond ; car lui du haut de ses 17 ans ne savait même pas qu’il y avait eu des émeutes si violentes en Angleterre pendant cette période… Donc voilà encore une critique très subjective qui ne sait pas faire preuve d’une once d’empathie…

Pascal Mérigeau du Nouvel Obs déclare quant à lui « La Dame de Fer livre une évocation qui n’est que sentimentale et dont les idées sont furieusement absentes. » ; nous voilà donc au cœur du problème qui divise les critiques sur ce film : les sentiments ! Ce qui dérange tant ces critiques c’est bien le fait que la dame de fer soit montrée sous cet angle-là… Quant à dire que cela va réhabiliter Margaret Thatcher ; là messieurs il faudrait quand même que vous visualisiez le film une seconde fois, et que vous vous ouvriez justement aux sentiments ; car elle apparaît bien tyrannique, parfois plus froide que de la glace,…

À Louis Guichard de Télérama, j’ai envie de répondre à cette question issue de sa critique : « Quel intérêt de raconter sous l’angle de l’attendrissement la trajectoire d’une femme politique implacable, pionnière en Europe d’un libéralisme humain ? » L’intérêt est grand, Monsieur Guichard, de montrer aujourd’hui que les monstres politiques sont des êtres humains comme les autres. L’être politique n’est pas un être supérieur ; c’est aussi une leçon d’humilité que nous donne ce portrait de femme. Humilité qui semble furieusement manquer à nos critiques de cinéma !

Pour ma part je conseillerais aux parents d’emmener leurs enfants… Car en toute sincérité les livres d’histoire qui sont étudiés en cours sont encore plus pauvres sur cette période que ne l’est le film lui-même.

 

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