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Chez Ma Cocotte… la fonte est fêlée !

macocotte

Que dire du nouveau resto’ à la mode du Nord Parisien ? On pourrait applaudir Starck pour avoir eu l’audace de s’installer, encore une fois, dans un quartier un peu mort en semaine ; mais en revanche plus que blindé le week end .. Hé oui je vais vous parler – voire écorcher un peu – « Ma Cocotte » le nouveau resto de Philippe Starck qui s’est posé tel un OVNI aux Puces de Saint Ouen juste à l’entrée du marché Serpette.

Je ne vais pas cacher en commençant cette petite critique (gastronomique & « designique ») sur le fait que personnellement la cuisine des lieux « frères costes » ayant des atmosphères très peaufinées.. ne sont pour moi et mes papilles que les Sodexho du Luxe (enfin plutôt de la « peopolade ») et rien d’autre…

Me voilà donc entrée chez Ma cocotte en espérant y trouver un peu de ce que nous avons toujours trouvé aux puces de Saint Ouen dans les gargotes et bistrots alentours ; une très bonne cuisine –presque familiale – dans un cadre un peu plus chaleureux design et chiné comme le mentionnait un article de Madame Figaro .

D’ailleurs en allant sur le site du restaurant on peut lire ce petit pamphlet de Monsieur Starck « himself » qui donne envie d’aller à la découverte du lieux et de sa cuisine :

Ma Cocotte -texte Philippe Starck

Côté cadre je ne suis ni surprise ni déçue… Quand on rentre on a l’agréable vue d’une très belle cuisine qui promet bien des merveilles… On retrouve l’atmosphère Starck du Mama Shelter avec table d’hôte d’un côté et petites tables et fauteuils plutôt confort de l’autre… Rien de transcendant et le tout bois très clair (gros contraste là avec le Mama Shelter) serait presque froid… Comme si les lieux n’étaient pas « habités » ou trop neufs.

Pour ce qui est des choses « chinées » aux puces décrites dans Madame Figaro ; j’ai beau chercher… Mise à part quelques livres reliés à l’ancienne et des lampes rééditées flambants neuves ; je ne vois rien de vraiment looké « puces »… je suis même un peu déçue de retrouver encore une fois les fameux tabourets chromés… Un classique de Starck qui pourrait peut-être finir par lasser…

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La vue sur la cuisine ouverte est belle et le carrelage côté déco « style » à l’ancienne est bien trouvé… Heureusement il y a un peu de positif mais rien de transcendant…

Côté ambiance, tout le monde le sait, les beautiful people se pressent tous pour découvrir les lieux.. . En gros on retrouve la même clientèle que chez les Frères Costes avec une bonne dose d’Américain(e)s, et quelques célébrités… Comme Richard Berry qui est descendu de sa butte…

Enfin je m’installe et suis en bonne compagnie donc tout va pour le mieux ; et puis on m’a vantée une cuisine Néo-Bistrot donc j’ai hâte de lever ma fourchette !

La carte arrive et les  prix sont très raisonnables ; les énoncés des plats très simples.. Et je me dis tout de suite que si les produits sont bon… ça peut le faire !

En entrée je commande donc « Betteraves, mâches, Œuf Mollet et vinaigrette à la truffe » à 13 € . L’assiette arrive très sobre… Je note tout de suite que les racines de la mâches n’ont pas été enlevées, juste nettoyées. Comme vous l’imaginez la betterave et la mâche sont fraîches ; mais ma première remarque est que la truffe ne se sent absolument pas dans la vinaigrette…Bizarre car la truffe comme tout le monde le sait c’est plutôt fort en bouche. J’attaque l’œuf Mollet et la surprise : Il est froid ! Tout droit sorti du frigidaire… Donc comme vous l’imaginer le jaune en mollet froid perd de sa saveur… Au final je donnerais un 4/10 à cette entrée qui m’a au premier abord plu par sa simplicité et déçue par son goût. Honnêtement ça ne vaut pas plus de 7 € !

Pour le plat ; toute la tablée prend le même un « Parmentier de Joue de Bœuf » à 15,50 €. Il arrive servi dans son plat « façon » on le sort du four… J’attaque car je commence à avoir faim… Côté goût la joue de Bœuf est très bien assaisonnée ; une belle surprise ; même si elle est un peu trop en sauce et donc très grasse. La purée est quant à elle un peu décevante car elle tire vers le gluant… Et on aurait préféré une purée plus à l’ancienne pour atténuer le côté gras de la joue de Bœuf… Pour la note je serais généreuse car le goût y étais et je lui donne un 6/10… Pourquoi seulement 6 ? Tout simplement parce que j’étais un peu écoeurée par la graisse à la fin du plat alors qu’il en faut beaucoup pour que j’arrive à ce stade là.

Pour le coup on reprend un petit (un peu trop petit) ballon de vin pour faire passer la chose à prix raisonnable et on oublie le dessert…

En conclusion… Ma Cocotte le nouveau phénomène Starck à la mode va-t-il durer… Je pense qu’en week end et vue l’immense terrasse et l’emplacement cela est plus qu’assuré… En revanche en semaine ; aller se parquer aux puces pour se montrer au milieu de people en dégustant une cuisine qui n’a rien de gourmande comme celle des vieux bistrots… Je ne suis pas sûre que ça fera l’affaire, surtout l’hiver… Ceci dit vu le remplissage des restaurants plus que pas terrible des Frères Costes (et qui n’ont jamais changé de carte.. Sauf les prix) on pourrait se poser des questions aussi sur les goûts culinaires des Parisiens…

Ha Oui j’oubliais, j’ai quand même passé une bonne soirée en bonne compagnie 😉

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Avis aux amateurs ! La plus mauvaise salade César du monde est au Café Charlot à Paris. Courrez-y, c’est effrayant !

Café Charlot, rue de Bretagne, Paris

 

 

Tous les parisiens le savent quand on va au Café Charlot, rue de Bretagne dans le Haut Marais; c’est pour l’ambiance ; voir, être vu, boire un verre, deux verres, prendre le soleil, croiser les petites vedettes françaises et les mannequinos pendant la Fashion Week… En gros le café Charlot c’est un petit mélange de beautiful (ou pas) people, de looks, avec ce « je ne sais quoi » d’ambiance qui manque tellement dans les cafés parisiens qu’à certains moments on se croirait (presque) à New York avec quelques Hipsters made in SoHo aux tables alentours…

Au café Charlot on y boit un Chablis, correct mais pas divin, à un prix divinement élevé. On a plaisir a déguster des petites sardines espagnoles en boîtes (d’une jolie marque à prix d’Or) ; ça fait « In », c’est cher et ça fait partie de l’ambiance… Quand ils ont dépassé le deuxième verre, la plupart des clients optent pour le burger qui est certainement le plus gros succès des lieux… En gros au café Charlot c’est moyennement correct et on paye une ambiance chère (à nos cœurs ;-))…

Mais voilà quand on y va souvent on se dit que faire une variation culinaire ne serait pas de refus… Et là tout peut basculer.

Je commande donc une César Salade au poulet. Je ne m’attends pas à LA César Salade du siècle, mais bon de la salade fraîche (sous plastique), quelques lamelles de blanc de poulet (un peu sec), des croutons (comme ceux qu’on achète au supermarché), quelques copeaux de parmesan pour faire style et la fameuse sauce César toute prête que l’on trouve partout… Mais que Nenni mon attente c’était déjà du 5 étoiles. Je rêvais de trop, ou mon optimiste était trop débordant ; Car la César Salade au Poulet du Café Charlot c’est ça :

Salade César au poulet-café charlot, rue de bretagne Paris

Non non, vous n’hallucinez pas ! ça a l’air infâme non ? Et bien oui, je vous confirme c’est lamentable… Mais la suite de l’histoire l’est encore plus…

Car même si je suis capable de boire des pots un peu chers, grignoter des sardines tendances hors de prix pour profiter de l’ambiance ; je ne suis pas prête à manger de la M—- à plus de 15 euros.

Comme vous le voyez sur la photo ; les croutons sont graisseux, le poulet a été remplacé par un truc reconstitué et gélatineux, la sauce César par une couverture de mayonnaise bon marché genre label premier prix de chez Metro… Enfin je ne parle pas de ce qui a été étouffé sous ce truc style poulet et qui devrait ressembler à de la salade.

J’appelle donc le serveur gentiment et lui demande où est le poulet… Il me dit c’est « ça » en me montrant le truc reconstitué… je lui réponds donc que « ça » c’est du reconstitué avec des produits chimiques et de la gélatine et je reformule donc ma question avec le sourire en lui redemandant où est le poulet ?… Et avec sourire il me réponds c’est « ça » encore une fois… Je lui demande donc à voir la « bête » en cuisine et là : grand blanc il va chercher la responsable… Un grand moment… car il a même fallu hausser la voix pour faire repartir cette immondice en cuisine… La responsable le reconnaît le patron confond « daube reconstituée » et « poulet » ; mais il ne souhaite pas changer… Et OUI la marge que voulez-vous !… Mais quand on voit l’addition sans la fameuse César Salade repartie en cuisine… la marge est bien là :

Addition-Café Charlot, rue de bretagne paris

Un jour le patron aura perdu ses fidèles clients… Mais que voulez-vous à force de nous prendre pour des charlots ce ne sera que juste retour des choses…

Les cocottes de Constant… Une première expérience gustative inégale.

C’est par pur hasard après une petite séance de cinéma à la célèbre Pagode ; que nous nous sommes retrouvés aux cocottes du chef Christian Constant. Le concept comptoir très sympa, et sans réservation possible, ne vous fait attendre que très peu de temps. Hé oui l’astuce des comptoirs c’est aussi de faire tourner les clients un peu plus vite 😉

Ambiance plutôt agréable, peu bruyante, on voit en attendant passer quelques cocottes Staub et verrines qui présagent du meilleur et commencent par vous agiter les papilles…

Mais voilà quand même, et en dépit des tarifs très honorables il y a de l’inégalité dans ces cocottes…

Après avoir dégusté une succulente terrine en entrée ; légère goûteuse et absolument pas grasse… Je me suis penchée sur deux cocottes ; la première étant les pommes de terre farcies aux pieds de porc… L’idée est excellente, mais l’assaisonnement extrêmement salé a quelque peu gâché mon plaisir ; car même si, au détour d’une bouchée, on pouvait avoir le parfum de quelques herbes fraîches, celui-ci était vite caché par le piquant du sel sur la langue… Le cuisiner devait être très amoureux ce jour-là !

Pour la deuxième cocotte, je me suis penché sur le paleron de boeuf et macaronis à la sauce au vin… Les macaronis et la sauce un vrai délice d’antan ; une sauce goûteuse, pas trop épaisse et qui laisse en bouche une agréable douceur… En revanche le paleron, (et je me demande encore comment il a pu être cuit), peu savoureux, très sec, avec aucun assaisonnement ou parfum de prononcé ;… une vague impression de viande bouillie m’a quelque peu désarçonnée… Bien sûr, j’ai trempouillé mon paleron dans cette exquise sauce au vin… Et même si le mélange sauve le plat, on garde une petite déception côté viande après dégustation.

Comme on le dit l’appétit vient en mangeant, j’ai donc enchaîné avec un fromage basque à tomber par terre suivi de la fabuleuse tarte au chocolat qui porte bien son nom  je l’avoue ; même si dans un prochain article je vous donnerais l’adresse de la meilleure tarte au chocolat de Paris…

En bref, l’expérience a été mitigée ; les points positifs restant les entrées et desserts et des petits vins à des tarifs très corrects. Dire que je n’y retournerais pas serait mentir… Car j’ai vu passer devant mes yeux quelques verrines, et autres mets qui ne demandent qu’a être goûtés… se faire une idée définitive sur une seule visite serait un parjure… Sur ce je vous promets de revenir sur ce lieu plus tard et d’affiner cette petite critique…

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